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Nov 18 2008 Midnight branleur tumblr_100.jpg

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SIMON LEYS, SES ENFANTS ET Melle VAN HELLEMONT, BUREAUCRATE BELGE

Si vous ne connaissez pas Simon Leys, vous avez tort! Et même s’il vous est inconnu, soutenez son action contre l’infâme bureaucratie en signant la pétition, bien gentille et polie au demeurant, lancée par la Revue Générale!

L’humanité ne sera vraiment heureuse que le le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste!

UNE PETITION URGENTE

L’affaire Leys… La revoici à nouveau dans les médias. Mais jusques à quand va durer cette lamentable comédie? Certes, Simon Leys (nom de plume de Pierre Ryckmans) ne met pas la moindre sourdine à sa colère et, avec l’esprit de l’auteur des Habits neufs du président Mao, de Orwell ou l’horreur de la politique ou du récent Bonheur des petits poissons, cela fait du dégât, mais qui ne comprendrait pas son exaspération? Ce qui, avec une administration belge non butée sur des positions intenables, aurait été résolu en cinq minutes, se voit tiré en longueur depuis plus d’un an, de l’Australie à la Grande-Bretagne en passant par Hong-Kong et la Chine, pour se retrouver toujours non résolu et apparemment pas près de l’être devant la justice belge! Une affaire digne de Kafka, mais plus encore de Courteline, par laquelle les fils belges depuis quarante ans d’un citoyen belge depuis toujours, celui-ci et ceux-là descendant d’une famille belge connue depuis des lustres, se voient, par méconnaissance de toutes ces données au départ et erreurs administratives d’écriture s’ensuivant à la chaine, privés de leur nationalité et donc de leur passeport et donc de leur possibilité de revenir en Belgique ? On reproche à Simon Leys de camper sur ses positions? Comment l’homme qui, le premier, a osé dire ce qu’il en était du président Mao, ne maintiendrait-il pas sa position face à la situation ubuesque dans laquelle se retrouvent ses enfants? Peut-être l’Administration attend-elle seulement que Simon Leys devienne un jour prix Nobel? Voilà qui médiatiserait sur le plan international la plus édifiante des histoires belges! (France Bastia, Revue générale, ‘Ce mois qui court’, juin 2008)

Afin d’essayer que soit enfin résolue cette délicate affaire, il a paru à la Revue générale et à de nombreux amis de Simon Leys que seule était sans doute de nature à accélérer les choses une pétition à adresser aux personnalités concernées.

Si vous êtes d’accord, nous vous serions très obligés de signer électroniquement la pétition ci-dessous ou de vouloir bien la retourner à

Revue générale
Pétition Simon Leys
Chaussée de Louvain, 41 
B – 1320 Hamme-Mille

ou nous faire simplement part de votre accord en nous signalant vos nom, profession et coordonnées à l’adresse électronique revue.generale@skynet.be (sujet: “Pétition Simon Leys”)

Nous vous en remercions vivement d’avance.


L’AFFAIRE RYCKMANS

La loi

Tout Belge né à l’étranger et résidant de façon permanente à l’étranger doit, à l’âge de 28 ans, effectuer une « déclaration conservatoire de nationalité » – à défaut de quoi, il perd sa nationalité belge. Toutefois s’il ne possède nulle autre nationalité, il est dispensé de cette obligation.

Les faits

1. Marc et Louis Ryckmans, jumeaux nés à Hong-Kong en 1967, « permanent residents » en Australie depuis l’âge de deux ans et demi, sont dans une situation qui correspond aux spécifications légales énoncées ci-dessus.

2. En 1994, le Consulat de Belgique à Sydney a adressé une circulaire (copie ci-jointe) à tous les résidents belges nés en 1967, leur signalant qu’ils devront effectuer la déclaration conservatoire en 1995 – sauf s’ils n’ont pas d’autre nationalité ; auquel cas, ils sont dispensés de cette obligation.

3. Le passeport qu’avaient Marc et Louis Ryckmans à cette époque avait du reste été calculé pour expirer exactement à la date de leur 28-ème anniversaire – ce qui permettrait aux autorités consulaires de vérifier si, passé ce cap légal, ils étaient toujours qualifiés, en tant que Belges, pour recevoir un nouveau passeport.

En 1995, ayant constaté que Marc et Louis Ryckmans avaient rempli les exigences légales (c’est-à-dire pas de seconde nationalité), les autorités consulaires leur ont délivré un nouveau passeport (valide pour cinq ans) le lendemain de leur 28-ème anniversaire. L’agent consulaire a ajouté à la main : «Ryckmans Louis ne possède que la nationalité belge.»

Cinq ans plus tard, nouveau renouvellement de passeport, également valide et sans problème.

4. En 2006, onze ans plus tard, Mlle Van H., nouveau consul, refuse de renouveler lesdits passeports, Marc et Louis Ryckmans n’étant à ses yeux pas belges. Sans consulter les archives conservées qui contiennent les preuves du contraire et sans présenter la preuve de ce qu’elle avance, elle estime que, depuis leur naissance, Marc et Louis auraient eu une seconde nationalité; qu’ils auraient dès lors dû faire une déclaration conservatoire en 1995; que, ne l’ayant pas faite, ils auraient donc perdu leur nationalité belge depuis ce temps-là.

Mais quelle pouvait bien être cette seconde nationalité jusqu’alors inconnue ? Des recherches sont alors entreprises en vue d’étayer le point de vue du nouveau consul, mais, chaque fois que les lois concernées prouvent l’invraisemblance d’une hypothèse, une autre est mise en avant: ainsi, à la théorie d’une nationalité chinoise (Pékin), succède une nationalité chinoise (Taiwan), puis une nationalité britannique-coloniale (Hong-Kong).

En attendant, Marc et Louis Ryckmans, illégalement privés de leur passeport, sont, depuis bientôt deux ans, devenus de facto apatrides, ce que la loi belge prohibe, de même d’ailleurs que la Convention universelle des droits de l’homme.

Conclusion

Il s’agit d’une erreur commise par l’administration en 2006, contredisant le jugement contraire qu’elle avait émis à plusieurs reprises depuis dix ans et qui correspondait à la lettre de la loi. Malheureusement, au lieu de reconnaître cette erreur (qu’une vérification immédiate n’aurait demandé que 5 minutes à l’époque pour être rectifiée), l’administration a au contraire tenté de montrer que la loi n’avait pas été appliquée en 1995 et maintient toujours sa position. Pour lire et signer électroniquement la pétition en faveur des enfants de Simon Leys, cliquer sur le lien ci-dessous:

PETITION SIMON LEYS

*****

Un article de La Libre Belgique sur l’affaire Simon Leys - Pierre Ryckmans

La Libre Belgique n’est pas a priori le genre de journal qui est ma tasse de thé mais pour une fois que ce ce type de journal rend la honte encore plus honteuse en la rendant publique, pourquoi se priver d’un petit plaisir?

Les fils de Simon Leys sont apatrides

philippe paquet

Mis en ligne le 31/08/2007 sur le site de La Libre Belgique

La Belgique leur dénie subitement la nationalité belge qu’ils possédaient depuis quarante ans. Un imbroglio juridique qui masque, depuis neuf mois, un cafouillage diplomatique. Où Ubu et Kafka croisent les Marx Brothers.

Enquête

On peut être belge depuis quarante ans et se réveiller un beau matin dans la peau d’un Chinois. C’est la mésaventure qui arrive aux deux plus jeunes des quatre enfants de Pierre Ryckmans, alias Simon Leys: des jumeaux, Marc et Louis, nés à Hong Kong, le 19 octobre 1967. Ainsi résumée, l’affaire a tout d’un gag, d’une méprise tellement grossière, nous confie le sinologue belge, qu’on se dit “que le problème sera résolu en quelques minutes dans un grand éclat de rire”. Il n’en est rien.

Depuis neuf mois, les Ryckmans sont empêtrés dans un cauchemar bureaucratique qui ne fait plus rire personne. Une erreur administrative ancienne, l’excès de zèle d’une diplomate à Canberra, une lecture biscornue des lois belges et chinoises, la vanité blessée de quelques fonctionnaires, tels sont les ingrédients d’une pièce médiocre qui hésite entre Ubu, Kafka et les Marx Brothers. Avec pour enjeu le renouvellement de deux passeports, pour conséquence la création de deux apatrides, et pour morale les rapports du citoyen avec une administration qui prétend être un “service public”.

Belges et fiers de l’être

Flash-back. En 1964, Pierre Ryckmans épouse Hanfang, une Chinoise qui devient automatiquement Belge par mariage. Après quelques années passées à Hong Kong et Pékin, durant lesquelles le sinologue acquiert, sous le pseudonyme de Simon Leys, une notoriété mondiale en dénonçant, dans ses livres, les excès de la Révolution culturelle et du maoïsme, Pierre Ryckmans s’installe en Australie, d’où la famille ne bougera plus. Ni les parents ni les enfants ne prennent, cependant, la nationalité australienne. Leurs passeports belges seront régulièrement renouvelés.

Jusqu’à ce mois de décembre 2006, où Madame le consul à Canberra, Nille Van Hellemont, est prise d’un doute soudain: Marc et Louis Ryckmans ont-ils droit à ce passeport? Nés à l’étranger après le 1er janvier 1967, ils tombent sous le coup du nouveau Code de la nationalité de 1984 qui impose, aux Belges qui veulent le rester, de faire une déclaration conservatoire avant l’âge de 28 ans. Or, les jeunes gens ne l’ont pas faite. C’est donc peut-être par erreur, conclut le consul, que leurs passeports ont été renouvelés par deux fois depuis 1995, et, dans cette hypothèse, l’erreur a assez duré.

Sans consulter les archives du consulat ou interroger les intéressés, Mme Van Hellemont fait part de ses doutes à Bruxelles. Pourtant, si erreur il y a eu, c’est éventuellement dans le chef d’un de ses prédécesseurs qui a cru pouvoir dispenser les fils Ryckmans de cette formalité en sachant - un document l’atteste - qu’ils n’avaient que la nationalité belge. La loi prévoit, en effet, que ses dispositions ne s’appliquent pas au Belge qui deviendrait, à cause d’elles, apatride.

Contre toute logique, l’administration, à la suite de l’ambassade de Belgique à Canberra, va dès lors s’ingénier à trouver une nationalité de rechange pour les jumeaux. “Les renseignements dont mes services disposent font croire qu’ils auraient la nationalité chinoise”, écrit ainsi, après avoir gardé longuement le silence, le président du Comité de direction du ministère des Affaires étrangères, Jan Grauls - dans une lettre curieusement non datée et non signée! “Il appartient aux autorités chinoises et à elles seules de confirmer le statut national de Marc et Louis Ryckmans au regard de la législation chinoise”, répète-t-il dans un courrier du 27 juin 2007.

Colonie britannique

Si la suggestion est de mauvais goût (voit-on l’auteur des “Habits neufs du président Mao” et d‘“Ombres chinoises” aller prier les autorités communistes, à Pékin, de déterminer la nationalité de ses enfants?), elle est surtout absurde. Marc et Louis Ryckmans sont nés à Hong Kong, qui était alors une colonie britannique, d’une mère d’origine chinoise, sans doute, mais de nationalité belge. En outre, Hanfang Ryckmans a quitté la Chine avec ses parents en 1947, deux ans avant l’avènement d’un régime communiste sous l’autorité duquel elle ne s’est donc jamais trouvée! Tout cela, répondra Pierre Ryckmans, “ressemble fort à une mauvaise plaisanterie”. On pourrait aussi bien suggérer aux enfants, note-t-il, “de s’adresser à la planète Mars pour obtenir un document démontrant qu’ils ne sont pas martiens”.

Une loi de Chiang Kai-shek

Qu’à cela ne tienne! Si les chemins pékinois sont impraticables, les juristes du ministère sont pressés de chercher une autre voie de garage. Ils la trouvent dans… le code de la nationalité taïwanaise, une loi de 1929 de la République de Chine (celle de Chiang Kai-shek) qui s’appliquerait mieux à Mme Ryckmans et aux termes de laquelle (article 11) on ne peut perdre la nationalité chinoise par mariage “qu’avec la permission du ministère de l’Intérieur”.

Outre que cette disposition n’est plus appliquée depuis des lustres, elle n’a, de toute façon, aucune incidence sur les enfants Ryckmans. Quand bien même leur mère serait restée chinoise à son insu (une possibilité catégoriquement exclue par les experts que nous avons consultés à Taipei), la loi taïwanaise, amendée en 2000, précise que les enfants nés d’une mère chinoise avant le 9 février 1980 n’ont, de toute façon, que la nationalité de leur père, sauf s’il est apatride ou inconnu - ce qui n’est manifestement pas le cas de Simon Leys.

Alors? Aux Affaires étrangères, l’embarras est d’autant plus grand que cette controverse juridique est parfaitement inutile. La loi de 1984 autorise Marc et Louis Ryckmans à revendiquer la nationalité belge au nom de “l’état de Belge” qui leur a été à tout le moins reconnu pendant plus de dix ans. La Belgique admet par ailleurs, depuis le 9 juin 2007, la double nationalité.

Si erreur administrative il y a eu en 1995, elle ne concerne pas d’obscurs mafieux, mais les enfants (aujourd’hui avocats à Sydney) d’un intellectuel de renommée internationale qui a porté haut, dans le domaine de la sinologie et des lettres, les couleurs de la Belgique, d’un homme qui occupe le fauteuil de Georges Simenon à l’Académie royale de langue et de littérature de Belgique. Circonstance aggravante, qui rend toute l’histoire encore plus délirante: Pierre Ryckmans servit le ministère belge des Affaires étrangères comme attaché culturel à Hong Kong et Pékin; on n’oserait croire qu’il y est désormais totalement inconnu.

Je défends mes gens et mon administration”, se justifie Jan Grauls, en nous déclarant que le ton sur lequel Pierre Ryckmans a formulé ses griefs est “tout à fait inacceptable”. Il est vrai que les missives adressées par fax aux fonctionnaires des Petits Carmes, et à leur président en particulier, ont un air de famille avec les pamphlets qui ont fait la célébrité de Simon Leys.

Il n’en a été ainsi, nous explique ce dernier, qu’après avoir dû constater que les démarches courtoises restaient non seulement sans effet, mais même sans réponse. Ce n’est plus seulement une affaire de passeports, ajoute Pierre Ryckmans, en parlant du “dernier combat de sa vie”; il s’agit de dénoncer l’arrogance et l’arbitraire dont peut témoigner une administration bureaucratique, “un scandale qui doit être dénoncé partout où il sévit - et pas seulement en Chine”.

En rendant enfin aujourd’hui à Marc et Louis Ryckmans leur nationalité belge, l’administration montrerait qu’elle est au service des citoyens et qu’elle sait reconnaître, avec simplicité, qu’elle a commis une erreur.

*****

Vous ne connaissez pas Simon Leys?

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, né le 28 septembre 1935 à Bruxelles, est un écrivain, essayiste, critique littéraire et sinologue belge. Ses ouvrages traitent principalement de la Chine, de la littérature et de la mer.

Petit-fils d’un bourgmestre d’Anvers et fils d’un haut fonctionnaire colonial au Congo belge, il étudie le droit et l’histoire de l’art à l’Université catholique de Louvain. En 1955, il participe au voyage d’une délégation de jeunes Belges invités durant un mois en Chine, au cours duquel il affirme avoir rencontré Zhou Enlai. À partir de 1959, il poursuit des études de langue, littérature et art chinois à Taiwan, Singapour et Hong Kong qui lui permettent d’acquérir une connaissance approfondie de la réalité de la Chine de cette époque. En 1964, il épouse une Chinoise, Hanfang, qui lui donnera quatre enfants, dont les jumeaux, Marc et Louis, nés en 1967 à Hong Kong et qui font l’objet de son combat actuel contre la bureaucratie belge. Il s’installe en Australie en 1970 où il enseigne la littérature chinoise à Canberra et à partir de 1987 jusqu’en 1993 les études chinoises à l’université de Sydney.

En 1971, il publie les Habits neufs du président Mao qui le fera connaître. C’est sur les conseils de son éditeur, Gérard Lebovici des éditions Champ Libre qui était aussi le mécène attitré de Debord et des situationnistes (1), qu’il décide de prendre un pseudonyme pour ne pas devenir persona non grata en Chine populaire. Il choisit comme nom Leys en référence à René Leys, héros du roman éponyme de Victor Segalen publié en 1922 et comme prénom Simon, nom originel de l’apôtre Pierre.

Il y critique de manière féroce la Révolution culturelle. D’abord connu dans un cercle restreint, il est découvert au cours d’un numéro de l’émission Apostrophes en 1983 où avait également été invitée Maria-Antonietta Macciocchi, égérie italienne du maoïsme et auteure du livre De la Chine. Après le discours lyrique de cette dernière sur l’apparition de l’homme nouveau en Chine, Simon Leys - qui avait vécu en Chine pendant cette période - répondit par des données factuelles et conclut: “Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécilités comme les pommiers produisent des pommes, mais moi qui ai vu chaque jour depuis ma fenêtre le fleuve Jaune charrier des cadavres, je ne peux accepter cette présentation idyllique par madame de la Révolution culturelle.”

En fait, rien n’est à jeter dans l’oeuvre, aussi abondante que variée, de Simon Leys dont on trouvera  bibliographie ci-après.

(1) Ce n’est pas tout à fait un hasard si Simon Leys s’est retrouvé édité par Lebovici, l’éditeur de Debord: les situationnistes avaient été parmi les tout premiers sous l’impulsion notamment de René Vienet, sinologue lui-même, à dénoncer la maolâtrie galopante et ses séides: “Godard, le plus con des Suisses pro-chinois”.

Bibliographie

  • La vie et l’œuvre de Su Renshan, rebelle, peintre et fou (UER Asie Orientale Université Paris 7, 1970)
  • Les Habits neufs du président Mao (Champ libre 1971, LGF 1989)
  • Ombres chinoises (UGE 10/18 1976, Laffont 1976)
  • Images brisées (Laffont 1976)
  • Human rights in China (1979)
  • Broken Images (1981)
  • Préface à L’Enquête sur la mort de Lin Biao de Yao Mingle (1983)
  • La Forêt en feu: Essais sur la culture et la politique chinoises (Hermann 1983)
  • Orwell, ou l’horreur de la politique (Hermann 1984)
  • La Mort de Napoléon (Hermann 1986, Plon 2005)
  • L’humeur, l’honneur, l’horreur : Essais sur la culture et la politique chinoises (Laffont 1991)
  • Essais sur la Chine (Bouquins, Robert Laffont, 1998) qui regroupe: Les habits neufs du Président Mao, Ombres chinoises, Introduction à Lu Xun, La Mauvaise Herbe, Images brisées, La forêt en feu, L’humeur, l’honneur, l’horreur, avec une préface de Jean-François Revel.
  • L’Ange et le Cachalot (Seuil 1998, Points-Essais 2002): compilation d’une série d’articles ou de préfaces sur la littérature, la Chine et le problème de la traduction, écrits entre 1990 et 1997.
  • Protée et autres essais (Gallimard 2001)
  • Les Naufragés du Batavia, suivi de Prosper (Arléa 2003, Points-Seuil 2005)
  • La Mer dans la littérature française (Plon, 2003)
  • Les Idées des autres, idiosyncratiquement compilées pour l’amusement des lecteurs oisifs (Plon, 2005)
  • Le bonheur des petits poissons (JC Lattès, 2008) - Lire un extrait.

Traductions

  • Shen Fu, six récits au fil inconstant des jours (sous le nom de Pierre Ryckmans, Larcier 1966 ; Christian Bourgois 1982)
  • Shitao: Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amère (traduction et commentaire sous le nom de Pierre Ryckmans, IBHEC Bruxelles 1970, Hermann 1984)
  • Kouo Mo-jo, autobiographie - les années d’enfance (sous le nom de Pierre Ryckmans, Gallimard 1970)
  • Lu Xun La mauvaise herbe (sous le nom de Pierre Ryckmans, UGE 10/18 1975)
  • Jao Tsong-Yi, peintures monochromes de Dun-Huang (sous le nom de Pierre Ryckmans, Ecole française d’Extrême-Orient 1978)
  • Chen Jo-Hsi, le préfet Yin (Denoël 1980)
  • Confucius, entretiens (sous le nom de Pierre Ryckmans, Gallimard 1987)
  • Richard Henry Dana, Deux années sur le gaillard d’avant (Laffont 1990, Petite bibliothèque Payot 1995)
  • Analects of Confucius (Norton 1997)
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