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NORMAN BETHUNE (3 mars 1890 - 12 novembre 1939)

In memory of Norman Bethune - A la mémoire de Norman Bethune (Mao Ze Dong)

(Texte en français plus bas)

Comrade Norman Bethune,[1] a member of the Communist Party of Canada, was around fifty when he was sent by the Communist Parties of Canada and the United States to China; he made light of travelling thousands of miles to help us in our War of Resistance Against Japan. He arrived in Yenan in the spring of last year, went to work in the Wutai Mountains, and to our great sorrow died a martyr at his post. What kind of spirit is this that makes a foreigner selflessly adopt the cause of the Chinese people’s liberation as his own? It is the spirit of internationalism, the spirit of communism, from which every Chinese Communist must learn. Leninism teaches that the world revolution can only succeed if the proletariat of the capitalist countries supports the struggle for liberation of the colonial and semi-colonial peoples and if the proletariat of the colonies and semi-colonies supports that of the proletariat of the capitalist countries.[2] Comrade Bethune put this Leninist line into practice. We Chinese Communists must also follow this line in our practice. We must unite with the proletariat of all the capitalist countries, with the proletariat of Japan, Britain, the United States, Germany, Italy and all other capitalist countries, for this is the only way to overthrow imperialism, to liberate our nation and people and to liberate the other nations and peoples of the world. This is our internationalism, the internationalism with which we oppose both narrow nationalism and narrow patriotism.

Comrade Bethune’s spirit, his utter devotion to others without any thought of self, was shown in his great sense of responsibility in his work and his great warm-heartedness towards all comrades and the people. Every Communist must learn from him. There are not a few people who are irresponsible in their work, preferring the light and shirking the heavy, passing the burdensome tasks on to others and choosing the easy ones for themselves. At every turn they think of themselves before others. When they make some small contribution, they swell with pride and brag about it for fear that others will not know. They feel no warmth towards comrades and the people but are cold, indifferent and apathetic. In truth such people are not Communists, or at least cannot be counted as devoted Communists. No one who returned from the front failed to express admiration for Bethune whenever his name was mentioned, and none remained unmoved by his spirit. In the Shansi-Chahar-Hopei border area, no soldier or civilian was unmoved who had been treated by Dr. Bethune or had seen how he worked. Every Communist must learn this true communist spirit from Comrade Bethune.

Comrade Bethune was a doctor, the art of healing was his profession and he was constantly perfecting his skill, which stood very high in the Eighth Route Army’s medical service. His example is an excellent lesson for those people who wish to change their work the moment they see something different and for those who despise technical work as of no consequence or as promising no future.

Comrade Bethune and I met only once. Afterwards he wrote me many letters. But I was busy, and I wrote him only one letter and do not even know if he ever received it. I am deeply grieved over his death. Now we are all commemorating him, which shows how profoundly his spirit inspires everyone. We must all learn the spirit of absolute selflessness from him. With this spirit everyone can be very useful to the people. A man’s ability may be great or small, but if he has this spirit, he is already noble-minded and pure, a man of moral integrity and above vulgar interests, a man who is of value to the people. Mao Ze Dong (In memory of Norman Bethune, December 21 1939)

NOTES

1. The distinguished surgeon Norman Bethune was a member of the Canadian Communist Party. In 1936 when the German and Italian fascist bandits invaded Spain, he went to the front and worked for the anti-fascist Spanish people. In order to help the Chinese people in their War of Resistance Against Japan, he came to China at the head of a medical team and arrived in Yenan in the spring of 1938. Soon after he went to the Shansi-Chahar-Hopei border area. Imbued with ardent internationalism and the great communist spirit, he served the army and the people of the Liberated Areas for nearly two years. He contracted blood poisoning while operating on wounded soldiers and died in Tanghsien, Hopei, on November 12, 1939

2. See J. V. Stalin, “The Foundations of Leninism”, Problems of Leninism, Eng. ed., FLPH, Moscow, 1954, pp. 70-79.

***
Le camarade Norman Béthune (1) était membre du Parti communiste du Canada. Il avait une cinquantaine d’années lorsqu’il fut envoyé en Chine par le Parti communiste du Canada et le Parti communiste des Etats-Unis ; il n’hésita pas à faire des milliers de kilomètres pour venir nous aider dans la Guerre de Résistance contre le Japon.

Il arriva à Yenan au printemps de l’année dernière, puis alla travailler dans le Woutaichan où, à notre plus grand regret, il est mort à son poste. Voilà donc un étranger qui, sans être poussé par aucun intérêt personnel, a fait sienne la cause de la libération du peuple chinois: Quel est l’esprit qui l’a inspiré? C’est l’esprit de l’internationalisme, du communisme, celui que tout communiste chinois doit s’assimiler.

Le léninisme enseigne que la révolution mondiale ne peut triompher que si le prolétariat des pays capitalistes soutient la lutte libératrice des peuples coloniaux et semi-coloniaux et si le prolétariat des colonies et semi-colonies soutient la lutte libératrice du prolétariat des pays capitalistes (2).

Le camarade Béthune a mis en pratique cette ligne léniniste. Nous, membres du Parti communiste chinois, devons faire de même. Il nous faut nous unir au prolétariat de tous les pays capitalistes, au prolétariat du Japon, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Italie et de tout autre pays capitaliste, pour qu’il soit possible d’abattre l’impérialisme, de parvenir à la libération de notre nation et de notre peuple, des nations et des peuples du monde entier. Tel est notre internationalisme, celui que nous opposons au nationalisme et au patriotisme étroits.
L’esprit du camarade Béthune, oubli total de soi et entier dévouement aux autres, apparaissait dans son profond sens des responsabilités à l’égard du travail et dans son affection sans bornes pour les camarades, pour le peuple.

Tout communiste doit le prendre pour exemple. Ils ne sont pas rares ceux à qui manque le sens des responsabilités dans leur travail, qui choisissent les tâches faciles et se dérobent aux besognes pénibles, laissant aux autres le fardeau le plus lourd et prenant la charge la plus légère. En toute chose, ils pensent d’abord à eux-mêmes, aux autres après.

A peine ont-ils accompli quelque effort, craignant qu’on ne s’en soit pas aperçu, ils s’en vantent et s’enflent d’orgueil. Ils n’éprouvent point de sentiments chaleureux pour les camarades et pour le peuple, ils n’ont à leur endroit que froideur, indifférence, insensibilité.

En vérité, ces gens-là ne sont pas des communistes ou, du moins, ne peuvent être considérés comme de vrais communistes. Parmi ceux qui revenaient du front, il n’y avait personne qui, parlant de Béthune, ne manifestât son admiration pour lui, et qui fût resté insensible à l’esprit qui l’animait. Il n’est pas un soldat, pas un civil de la région frontière du Chansi-Tchahar-Hopei qui, ayant reçu les soins du docteur Béthune ou l’ayant vu à l’œuvre, ne garde de lui un souvenir ému.
Tout membre de notre Parti doit apprendre du camarade Béthune cet esprit authentiquement communiste.

Le camarade Béthune était médecin. L’art de guérir était sa profession, il s’y perfectionnait sans cesse et se distinguait par son habileté dans tout le service médical de la VIIIe Armée de Route. Son cas exemplaire devrait faire réfléchir tous ceux qui ne pensent qu’à changer de métier sitôt qu’ils en entrevoient un autre, ou qui dédaignent le travail technique, le considérant comme insignifiant, sans avenir.
Je n’ai rencontré qu’une seule fois le camarade Béthune. Il m’a souvent écrit depuis. Mais, pris par mes occupations, je ne lui ai répondu qu’une fois, et je ne sais même pas s’il a reçu ma lettre. Sa mort m’a beaucoup affligé.

Maintenant, nous honorons tous sa mémoire, c’est dire la profondeur des sentiments que son exemple nous inspire. Nous devons apprendre de lui ce parfait esprit d’abnégation. Ainsi, chacun pourra devenir très utile au peuple.

Qu’on soit plus ou moins capable, il suffit de posséder cet esprit pour être un homme aux sentiments nobles, intègre, un homme d’une haute moralité, détaché des intérêts mesquins, un homme utile au peuple. Mao Ze Dong (A la mémoire de Norman Bethune, 21 décembre 1939)

Notes

(1) Membre du Parti communiste du Canada et célèbre chirurgien. En 1936, lorsque les hordes fascistes allemandes et italiennes attaquèrent l’Espagne, il se rendit sur le front et se mit au service du peuple espagnol qui luttait contre le fascisme.

Au début de 1938, après qu’eut éclaté la Guerre de Résistance, il arriva en Chine à la tête d’une équipe médicale. Il atteignit Yenan vers mars-avril et alla peu après dans la région frontière du Chansi-Tchahar-Hopei.

Animé d’un fervent esprit internationaliste et faisant preuve du plus grand dévouement et d’une totale abnégation, le camarade Béthune soigna, pendant près de deux ans, les malades et les blessés de la VHP Armée de Route. Il contracta une septicémie en faisant une opération d’urgence et mourut à Tanghsien, dans le Hopei, le 12 novembre 1939, malgré tous les soins qui lui furent prodigués.

(2)Voir J. Staline: “Des principes du léninisme”, partie VI: “La question nationale”.

(Source: fuckyeahmarxismleninism, via pureblog)

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