Image, magie
le salon d’art
rue de l’hôtel des monnaies, 81 - 1060 bruxelles - tél. 02 537 65 40
présente
du trait à la trace
valérie lenders
oeuvres récentes
du 16 janvier au 10 mars 2012
vernissage le lundi 16 janvier à 19 heures
salon ouvert du mardi au vendredi de 14 h à 18 h 30, le samedi de 9h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h
Valérie Lenders fait partie de ceux pour qui la liberté du dire se construit par la désaliénation du geste, le lâché prise formel et la recherche d’une rythmique spatiale. Rebelle, sauvage, elle s’est ouverte, aussi naturellement qu’une respiration, à la couleur, aux matières, aux métissages avec en filigranes une exigence : trouver un phrasé éveillant, dans les méandres de l’humain, une écriture abstraite dense, vivante et cadencée.
Chez elle, tout est rythme, dynamique, célérité ponctués de silences graphiques, d’improvisations successives et obsédantes comme une tentative – voire une tentation – d’apprivoiser le bouillonnant, l’insatiable, un appétit boulimique
d’expression. La toile s’abîme à l’image d’un palimpseste stratifié. La superposition du tracé concentre les énergies et construit un espace par la réponse, en écho, d’une plénitude excavée, de déséquilibres stabilisés, de modulations feutrées, de densités aériennes. Du tempo enfanté par ce dialogue entre complémentaires jaillit, par jeux de transparences, une écriture personnelle. Valérie Lenders s’écrit sur la toile, chorégraphie la jubilation d’un corps créateur, libéré des conventions sociales. Le bras s’étire de gauche à droite, le pinceau de droite à gauche. L’automatisme de la main redonne vie au mouvement.
L’oeuvre est un laboratoire de recherche, un espace ouvert de questionnements. Par la répétition d’un même, chaque fois différent, à travers la scansion des séries, Valérie Lenders déjoue le sens commun. Elle débride l’espace par une floraison de formats, prisme la couleur par la rencontre de complémentaires improbables et sensualise les matières en les mettant en résonance. De la toile au papier, du trait à la trace, elle sort du cadre en travaillant la suture. Dentelles, tricots, coutures, voilages… le fil fait son oeuvre. Il relie, renforce la profondeur par l’émergence d’une troisième dimension tactile. L’artiste brode ses accélérations, en découd avec
le silence, apprivoise les ralentis et donne vie à un espace ouvert porteur de cette part de rêve inscrite dans la matière.
L’imaginaire est débridé et laisse entrer le regard. Suivre Valérie Lenders, donne à paraphraser Wagner et rappelle que l’oeuvre commence là où s’arrête le pouvoir des mots.
Chloé Pirson
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Dernières parutions à La Pierre d’Alun: La compagnie des bêtes II, texte d’Odile Massé et dessins de Vladimir Velickovic et Ne bouge pas!, texte de Jean-Louis Giovannoni et photographies de Marc Trivier accompagné d’un compact disc audio.
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